Les 5 erreurs à éviter avant de créer son site WordPress
Créer son premier site WordPress, c’est comme construire une maison : si les fondations sont mal posées, tout l’édifice risque de s’effondrer. 90% des débutants WordPress commettent au moins une erreur majeure qui leur coûtera du temps, de l’argent et parfois même la perte complète de leur site.
Après avoir accompagné des solopreneurs dans leur projet web, j’ai identifié 5 erreurs critiques qui peuvent transformer votre rêve digital en cauchemar technique. La bonne nouvelle ? Elles sont toutes évitables si vous les connaissez avant de vous lancer.
Que vous soyez comptable, coach, artisan ou consultant, ces erreurs peuvent anéantir des mois de travail en quelques secondes. Mais rassurez-vous : en 5 minutes de lecture, vous saurez exactement quoi faire pour les éviter et partir du bon pied.
Erreur #1 : choisir le mauvais hébergeur
Pourquoi cette erreur peut ruiner votre projet
Choisir son hébergeur, c’est choisir les fondations de sa maison numérique. Un mauvais hébergeur peut transformer votre site en torture pour vos visiteurs : pages qui mettent 10 secondes à charger, site qui plante régulièrement, données perdues sans prévenir.
J’ai vu des entrepreneurs que j’accompagne perdre des clients potentiels parce que leur site était inaccessible pendant des heures. D’autres ont vu leur référencement Google s’effondrer à cause de temps de chargement catastrophiques que j’ai dû corriger en urgence.
Les signes d’un hébergeur à éviter
Je vous recommande de fuir si vous voyez :
- Prix défiant toute concurrence (moins de 2€/mois)
- Pas de support client en français
- Promesses de « bande passante illimitée »
- Serveurs surchargés (plus de 1000 sites par serveur)
- Pas de certificat SSL inclus
- Sauvegardes payantes en option
La solution : les critères du bon hébergeur
Je cherche impérativement chez mes clients :
- Serveurs en France ou Europe pour la rapidité
- Support technique réactif (mon test : posez une question avant d’acheter)
- Certificat SSL gratuit inclus
- Sauvegardes automatiques quotidiennes
- 99,9% de disponibilité garantie
- Optimisation WordPress native
Mes recommandations pour débutants :
- Easyhoster (français, bon rapport qualité-prix)
- Massivehoster premium (excellent rapport qualité-prix, NDD illimités, dans me même groupe que Easyhoster)
- O2Switch (français, 5€/mois, excellent support)
- Infomaniak (suisse, écologique, fiable)

Erreur #2 : ne pas sauvegarder dès le début
Le piège mortel du « je le ferai plus tard »
« Laurent, je n’ai encore rien sur mon site, je sauvegarderai plus tard. » Cette phrase, je l’entends régulièrement. Ensuite je reçois des messages paniqués : « Laurent, mon site a disparu, que puis-je faire ? »
La réalité brutale que j’observe : même un site « vide » contient vos réglages, votre thème personnalisé, vos premiers contenus. Perdre tout ça, c’est recommencer à zéro.
Cas concrets de pertes évitables
Sarah, coach en développement personnel que j’accompagne :
Après 2 semaines de travail sur son site, une mise à jour de plugin a tout planté. Pas de sauvegarde = 15 heures de travail perdues que j’ai dû l’aider à refaire.
Marc, consultant :
Son hébergeur a eu un crash serveur. 3 mois de contenu blog évaporés. Il a fermé son site, découragé. J’ai réussi à le convaincre de repartir, mais quel gâchis !
La solution : automatiser dès le jour 1
Solution 1 (la bonne)
Choisir un hébergeur qui propose des sauvegardes automatiques. Par exemple avec le plan premium de Massivehoster (Mintavocado.com est dessus) vous avez « Sauvegardes JetBackup5 incluses » pour revenir jusqu’à deux mois en arrière en cas de souci.
Solution 2
Plugin de sauvegarde (5 minutes max) :
- Installez UpdraftPlus (plugin gratuit de référence que j’utilise partout)
- Configurez les sauvegardes automatiques : quotidiennes pour le contenu, hebdomadaires pour les fichiers
- Stockez sur Google Drive ou Dropbox (jamais seulement sur votre serveur)
- Testez la restauration une fois par mois
Mes réglages recommandés :
- Sauvegarde complète : 1 fois par semaine
- Base de données : tous les jours
- Conservation : 4 sauvegardes
- Notification email : activée
Erreur #3 : installer trop de plugins
Le syndrome du « plugin pour tout »
WordPress propose plus de 60 000 plugins. C’est formidable… et terrifiant pour un débutant. La tentation est énorme : un plugin pour le SEO, un pour les couleurs, un pour les boutons, un pour les animations…
Résultat que je constate trop souvent : sites qui rament, conflits permanents, failles de sécurité multiples. J’ai vu des sites avec 50+ plugins actifs chez mes clients débutants. Performance divisée par 10, maintenance impossible.
Les dangers du trop-plein de plugins
Performances dégradées :
Chaque plugin ajoute du code à charger. 20 plugins = potentiellement 20 fois plus de temps de chargement. Je l’ai mesuré.
Conflits techniques :
Deux plugins qui modifient la même fonction = site planté. Plus vous en avez, plus les risques augmentent exponentiellement. Je passe mon temps à débugger ces conflits.
Failles de sécurité :
Un plugin mal maintenu = porte d’entrée pour les hackers. Plus de plugins = plus de portes à surveiller. J’ai vu des sites piratés à cause de plugins obsolètes.
Ma règle d’or : maximum 15 plugins (j’en mets bien moins)
Les plugins que j’installe systématiquement :
- Greenshift (design)
- Rank Math (SEO)
- WP Forms (formulaires)
- Schema & Structured Data for WP & AMP (données enrichies)
Avant d’installer un plugin, je demande toujours à mes clients :
- Est-ce absolument nécessaire ?
- Cette fonction existe-t-elle déjà dans votre thème ?
- Le plugin est-il maintenu récemment ?
- Pouvez-vous faire autrement ?
Ma règle du un pour un : un nouveau plugin = suppression d’un ancien. Je garde les sites de mes clients lean et efficaces.
Erreur #4 : négliger la sécurité
Les bases oubliées qui coûtent cher
« Laurent, la sécurité, c’est pour plus tard quand j’aurai du succès. » Erreur fatale que j’entends encore trop. Les robots malveillants scannent votre site dès les premières heures de mise en ligne. Pas de différence entre petit et gros site pour eux.
Les négligences de sécurité que je corrige constamment
Identifiants par défaut :
- Login « admin » (utilisé par 70% de mes nouveaux clients)
- Mot de passe « simple » comme le nom du site
- URL de connexion /wp-admin (connue de tous les hackers)
Plugins et thèmes obsolètes :
WordPress se met à jour, mais pas vos extensions. Résultat : failles béantes pour les attaquants que je découvre lors de mes audits.
Ma sécurisation immédiate (15 minutes)
Actions que j’impose dès l’installation :
- Changez le nom d’utilisateur admin
- Jamais « admin », « administrator » ou le nom de votre site
- J’utilise prénom + chiffres aléatoires
- Mot de passe béton obligatoire
- Minimum 12 caractères
- Mélange majuscules, minuscules, chiffres, symboles
- J’impose un gestionnaire de mots de passe
- Installez Wordfence Security
- Pare-feu intégré
- Détection des intrusions
- Limitation des tentatives de connexion
- Masquez la page de connexion
- Plugin « WPS Hide Login » que j’installe partout
- URL personnalisée impossible à deviner
- Activez les mises à jour automatiques
- WordPress core : automatique
- Plugins critiques : automatique
- Thème : surveillance manuelle
Erreur #5 : ignorer l’optimisation mobile
La réalité mobile que je martèle depuis des années
Chiffres chocs 2025 que je présente à tous mes clients :
- 60% du trafic web vient des mobiles
- Google privilégie les sites mobile-friendly dans ses résultats
- 53% des utilisateurs quittent un site qui met plus de 3 secondes à charger sur mobile
Ignorer le mobile en 2025, c’est ignorer la majorité de vos visiteurs potentiels. Je le répète sans cesse.
Les erreurs mobile que je corrige le plus souvent
Thème non-responsive :
Votre site magnifique sur ordinateur devient illisible sur smartphone. Texte microscopique, boutons impossibles à cliquer, navigation chaotique. Je vois ça chaque semaine.
Images non optimisées :
Photos de 3Mo qui prennent 30 secondes à charger sur une connexion mobile. Taux de rebond immédiat que je mesure dans Analytics.
Pop-ups agressives :
Google pénalise les sites avec des pop-ups envahissantes sur mobile. Je l’ai constaté sur plusieurs clients.
Mes solutions mobile immédiates
Choix du thème :
- Je vérifie TOUJOURS la mention « responsive »
- Je teste la démo sur mon téléphone avant recommandation
- Je privilégie les thèmes récents (2023-2025)
Mon test obligatoire :
- Google Mobile-Friendly Test (gratuit)
- Test sur vrais appareils (mon téléphone + tablette)
- Vitesse mobile avec PageSpeed Insights
Mon optimisation images :
- Format WebP automatique (check les images de Mintavocado.com)
- Compression avant upload (tu peux utiliser Squoosh, l’outil gratuit de Google)
- Plugin d’optimisation (Smush, ShortPixel) si tu ne veux pas gérer toi même)
Ma checklist : avant de lancer votre site
☐ Hébergeur vérifié (performances, support, sauvegardes)
☐ Plugin de sauvegarde configuré et testé
☐ Maximum 15 plugins essentiels installés
☐ Sécurité renforcée (mots de passe, Wordfence, URL connexion)
☐ Version mobile testée et optimisée
☐ Test de vitesse effectué (objectif : moins de 3 secondes)
☐ Certificat SSL activé (https://)
☐ Google Analytics et Search Console configurés
Ne laissez pas ces erreurs saborder votre projet
Ces 5 erreurs détruisent plus de projets WordPress que tous les problèmes techniques réunis. La bonne nouvelle ? Maintenant que vous les connaissez, vous avez toutes les cartes en main pour les éviter.
Votre site WordPress mérite de démarrer sur des bases solides. Prenez ces 30 minutes supplémentaires pour bien faire les choses dès le début. Vos futurs visiteurs (et votre stress) vous remercieront.
Prêt à créer votre site WordPress sans tomber dans ces pièges ? Ma formation « Créer son site professionnel avec WordPress » vous guide pas à pas pour éviter toutes ces erreurs et bien d’autres que j’ai identifiées au fil des ans.




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